En 2050, quand j’avais 20 ans…

Un projet collectif d’œuvre sonore, de performance et d’une édition

Conception artistique : Magali Desbazeille
Collaboration artistique : Julie Valero
Direction Technique et conception sonore : Emilie Zawadzki
Développement : Typhaine Le Galès
Ergonomie : Russels Studio
Illustration : Maylis Gérard
Avec la participation des étudiant.es et des chercheur.es de l’Université d’Orléans Production déléguée : CieASAP – Coproduction : Université d’Orléans

Une enquête sur les usages et les imaginaires du numérique auprès des travailleurs, étudiants, chercheurs sur l’IA.

Le QR code vers le prototype

Ici, le LIEN VERS LE PROTOTYPE


Les maquettes sonores de poésie combinatoire

maquette sonore 01, janvier 2026

maquette sonore 02, janvier 2026

Description

En 2050, quand j’avais 20 ans…se déploie sous trois formes artistiques : une création numérique collaborative au croisement de l’œuvre sonore et de la poésie combinatoire, une performance et une édition

En 2050 quand j’avais 20 ans… interroge les usages et les imaginaires du numérique pour leurs dimensions à la fois sociétale et intime, politique et poétique, scientifique et imaginaire. Sous forme de rétro-fiction, En 2050, quand j’avais 20 ans… remet en perspective l’histoire des usages, des imaginaires et leurs devenirs.

Mon intention, en prospectant autour des usages et des imaginaires du numérique, est de tenter de capter quels récits de société se trament sur plusieurs générations.
La création numérique sonore sera aussi accessible via QR code. La dimension numérique offrira un renouvellement constant par sa dimension aléatoire et combinatoire telle une poésie combinatoire Oulipienne. L’assemblage de phrases poétiques variera à chaque écoute grâce à un algorithme dédié.

En 2025-2026, Magali Desbazeille est en résidence artistique à l’Université d’Orléans, elle y mène l’enquête auprès des étudiant.es et des chercheur.es.

Voici un échantillon des 520 phrases issues de l’enquête menée à l’automne 2025 :

En l’an 2000, quand j’avais 20 ans, je ne pensais pas que je trouverais l’amour grâce à l’intelligence artificielle.
En l’an 2000, quand j’avais 20 ans, on croyait que les outils numériques étaient des outils facilitants. C’était positif et on avait confiance.
En l’an 2000, quand j’avais 20 ans, en informatique, on croyait que classer, c’était reconnaitre.

En 2025, quand j’avais 20 ans, avec l’IA, on réfléchissait à ce que l’on ne voulait pas, mais on ne réfléchissait pas à ce que l’on voulait !
En 2025, quand j’avais 20 ans, mon oncle se faisait tirer les cartes par l’IA.
En 2025, quand j’avais 20 ans, il fallait passer beaucoup de temps pour apprendre à la machine puis évaluer la machine !
En 2025 quand j’avais 20 ans, l’usage de chatGPT augmentait l’écart entre les étudiants déjà forts qui l’utilisent à bon escient et les étudiants plus en difficulté qui font faire leur devoir à ChatGPT sans comprendre.
En 2025, quand j’avais 20 ans, on croyait que l’explicabilité des résultats de l’intelligence artificielle était primordiale.
En 2025, quand j’avais 20 ans, avec l’automatisation déléguées aux machines, il n’y a plus de répit.
En 2025, quand j’avais 20 ans, l’imaginaire était largement entretenu : le côté magique des LLM comme ChatGPT était prégnant. La promesse était tenue.

En 2050 quand j’avais 20 ans, je pensais que l’IA nous aiderait à reconstruire un monde détruit par la 3e guerre mondiale.
En 2050 quand j’avais 20 ans, je pensais que l’IA changerait notre vie !
En 2050, quand j’avais 20 ans la technologie avait résolu tous nos problèmes.

maquette sonore, avril 2025